Les cotisations syndicales.........pourquoi?

Les cotisations syndicales…………pourquoi ?

Une question que se posent souvent les membres... les nouveaux comme les anciens. Pour moi, c'est une prime d'assurance. Le Syndicat sera là lorsque vous en aurez besoin. Le Syndicat, c'est aussi le chien de garde de l'employeur, au niveau local, régional et national. Parfois, le Syndicat collabore aussi avec l'employeur pour l'élaboration de politiques et la communication d'information à tout le personnel; les séances de sensibilisation au harcèlement, la formation pour les comités mixtes de sécurité et de santé et la campagne de Centraide n'en sont que quelques exemples. Aux niveaux local, régional et national, le Syndicat expose à l'employeur les préoccupations de ses membres à l'occasion des réunions de consultation syndicale-patronale.

Par des réunions comme les assemblées générales annuelles de votre section locale, VOUS, les membres, dites à votre Exécutif local ce que vous attendez de lui, et lui donnez son orientation. Il intervient de même, à son tour, avec l'ensemble des autres sections locales d'une région, auprès de son vice-président national. Puis, les vice-présidents nationaux, qui sont membres du Conseil exécutif du SEAC, participent à l'établissement du programme national du Syndicat. Ce Conseil reçoit également son orientation du Congrès triennal du SEAC, auquel participent certains délégués de votre section locale.

Le Syndicat est aussi l'agent qui négocie la convention collective régissant les conditions de travail et les avantages sociaux dans votre vie de travail chez votre employeur. Je dois dire que cela n'est pas une mince tâche.

Qu'est-ce que le Syndicat a fait pour moi? De nombreux membres semblent croire que l'employeur nous a fait cadeau des droits et des avantages que nous avons.

À mon arrivé au ministère des Anciens Combattants en 1976, ma vie au travail ressemblait un peu à ceci :

  • Il n'y avait pas de régime de soins dentaires
  • Il n'y avait pas de clauses « antidiscrimination » dans la convention collective
  • Il n'y avait pas de clauses sur les « changements technologiques »
  • Il n'y avait pas de clauses de « semaine de travail comprimée » ou « d'horaire souple »
  • Il n'y avait pas de « congé de maternité » ou de « congé parental »
  • Il n'y avait pas de « congé pour les soins et l'éducation des enfants »
  • Il n'y avait pas de « congé pour motifs personnels »
  • et j’avais un salaire minable

Si nous avons tous ces avantages aujourd'hui, ce n'est pas parce que l'employeur nous les a accordé... c'est que le Syndicat les a négocié ».

Voici certaines des choses que nous avons obtenues, en plus de celles mentionnées plus haut :

  • Une politique sur le réaménagement des effectifs, qui était essentiellement le résultat de la grève de '91. D'autres syndicats nous ont dit qu'elle est l'une des meilleures qui soient. Même là, l'employeur a délibérément et unilatéralement appauvri la politique initiale. Mais le Syndicat a fait inscrire cette politique dans la convention collective, ce qui lui donne plus de mordant et fait qu'elle ne peut être modifiée que par voie de négociation ou d'intervention législative.
  • La définition de conjoint de fait reconnaît maintenant les couples de même sexe
  • Les représentants syndicaux ont maintenant droit à un congé pour discuter de griefs imminents avec un membre
  • Congé pour soins de longue durée des parents (soin des aînés)
  • Une augmentation du « congé de deuil »
  • Congé de préretraite
  • L’élimination des taux de rémunération de zone
  • Une semaine de travail de 37,5 heures pour la plupart de nos membres
  • Une politique d’accession automatique au statut d’employé‑e‑s nommés pour une période indéterminée (avant le gel) pour nos membres qui sont des employé‑e‑s nommés pour une période déterminée
  • 1 jour de congé personnel et 1 jour de bénévolat
  • Définition élargie de la famille
  • Plus de flexibilité pour le congé pour obligations familiales
  • Avantages accrus pour les travailleurs à temps partiel
  • L’équité salariale

Ce ne sont là que certaines des choses dont nous pouvons profiter en tant que membres du Syndicat. C'est le Syndicat qui a obtenu ces avantages. L'employeur ne nous a rien donné spontanément. Dans certains cas, nous avons dû user de notre droit de grève et, dans d'autres, nous avons brandi la menace de grève et il a suffi d'exercer des moyens de pression. Et je ne parle même pas des questions de consultation mixte sur la politique et les procédures en milieu de travail qui a été améliorée par l'intervention du Syndicat

VOILÀ POURQUOI JE PAYE MA COTISATION SYNDICALE!

Donc, qui est « le Syndicat »? Commençons par dire ce qui il n'est pas.

  • Ni les briques et le mortier du 233, rue Gilmour à Ottawa
  • Ni le président national de l'AFPC
  • Ni l'Exécutif de l'Alliance
  • Ni le président national du SEAC
  • Ni l'Exécutif national du SEAC
  • Ni les présidentes de sections locales

Le syndicat ce sont « vous », les membres, dont je suis partie prenante. Un membre, une voix. Lorsque nous nous regroupons, au niveau local, régional ou national, nous pouvons parler d'une voix très forte, que ni l'employeur ni le Syndicat ne peut et ne doit refuser d'entendre. Je suis sûr que, si votre Exécutif local fait une chose sur laquelle les membres ne sont pas d'accord, il en entend parler. S'il ne fait pas une chose que les membres veulent, il en entend parler également. Ce sont les membres qui donnent l'orientation. Cela dit, qu'arrive-t-il lorsque vous, les membres, ne faites ou ne dites rien? Qu'arrive-t-il au Syndicat? Pour pouvoir faire quoi que ce soit, il doit compter sur l'appui des membres. L'union fait la force.

La plupart d'entre nous sommes des bénévoles au sein du Syndicat et nous devons avoir des instincts de redresseur de torts pour faire ce genre de travail et avoir la peau épaisse, puisque nous sommes la cible de l'employeur et des syndiqués. Donc, avant de vous lancer dans une tirade contre le Syndicat, posez-vous donc deux questions :

Suis-je prêt ou prête à faire ce travail et à le faire mieux?
Et qui est le Syndicat?

Solidairement,
Le président national, SEAC

 

Yvan Thauvette