MAI – MOIS DU PATRIMOINE ASIATIQUE

Le Mois du patrimoine asiatique est l’occasion de rendre hommage à la diversité au sein de notre main-d’œuvre, qui a joué un rôle essentiel dans l’évolution du paysage du travail au Canada, depuis les premiers immigrants chinois qui ont travaillé sur le chemin de fer Canadien Pacifique jusqu’aux travailleurs canadiens d’origine asiatique avec qui nous travaillons aujourd’hui.

Les syndicats ont joué un rôle dans la défense des droits et du bien-être de tous les travailleurs. Par la négociation collective, les syndicats se sont battus pour des salaires justes, des conditions de travail sûres et l’égalité des chances, créant un milieu de travail plus inclusif et équitable pour tous. Malheureusement, l’inégalité et l’exploitation demeurent au Canada. L’exploitation des immigrants asiatiques existe toujours dans les politiques de notre pays envers les étudiants internationaux, dont beaucoup souffrent sous le poids d’un système injuste qui profite de jeunes qui travaillent fort pour améliorer leur vie.

Les étudiants étrangers jouent un rôle important dans l’économie canadienne. Ils contribuent financièrement par les frais de scolarité, les frais de subsistance et la main-d’oeuvre bon marché. Cette contribution économique a souvent un coût pour les étudiants eux-mêmes.

Un aspect de l’exploitation réside dans les frais de scolarité élevés que les étudiants étrangers doivent payer par rapport aux citoyens canadiens. Ces frais gonflés, qui sont souvent quatre fois plus élevés que ce que les citoyens paient, créent des tensions financières, surtout lorsque l’on tient compte du taux de change (de la roupie indienne au dollar canadien par exemple). Cela oblige les étudiants désespérés à travailler de longues heures dans des emplois mal rémunérés ou sous la table pour subvenir à leurs besoins. Cette situation est exacerbée par un accès limité aux services sociaux et aux soins de santé, ce qui conduit à une existence vulnérable et précaire pour de nombreux étudiants internationaux.

Le fait que les universités dépendent des étudiants internationaux comme source de revenus peut parfois éclipser leurs droits et leur bien-être. Cela peut se traduire par des services de soutien inadéquats, un manque d’options de logement abordable, et des difficultés à obtenir des permis de travail après l’obtention du diplôme. Tous ces facteurs contribuent à un système où les étudiants internationaux sont exploités pour leurs contributions financières tout en faisant face à d’importants obstacles et défis.

En faisant des parallèles avec le passé, nous pouvons voir des similitudes dans la façon dont la main-d’œuvre immigrante a été utilisée pour construire l’infrastructure du Canada au début des années 1900. Les immigrants recevaient souvent de bas salaires, faisaient face à des conditions de travail difficiles et avaient un accès limité aux droits et aux protections. Leur travail était essentiel au développement du Canada, mais à un coût humain combien important.

En mettant en évidence ces parallèles, nous pouvons sensibiliser la population à la nécessité de s’attaquer à l’exploitation des étudiants étrangers au Canada. Cela comprend la promotion de droits de scolarité équitables, de services de soutien améliorés, de meilleures conditions de travail et de voies d’accès à la résidence permanente pour ceux qui souhaitent rester au pays après avoir terminé leurs études. Cela souligne l’importance de la collectivité et d’aider ceux et celles qui ont besoin de nous pour défendre leurs intérêts.

Respectueusement,

Le Comité des droits de la personne du SEAC