Exposez les couts: bullétin de SEAC

Voici la première mise à jour sur notre campagne. Nous publierons des mises à jour périodiques à mesure que continuons à mettre en évidence les sujets d’inquiétude des membres du SEAC et vous présentons des comptes rendus sur la campagne visant â ralentir la sous-traitance à Anciens combattants Canada. Faites-nous parvenir vos commentaires, vos idées et vos suggestions. Ensemble, nous gagnerons!

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Rapport de la vice-présidente régionale, Ontario

Le congrès a eu lieu en septembre 2021 et j’ai été réélue VPR de l’Ontario. Cela donne un sentiment de grande humilité que de savoir que les membres de ma région trouvent que j’accomplis mon travail de façon crédible et qu’ils ont confiance en mes capacités. (Je ne dois pas oublier que personne ne m’a disputé le poste.) Martha Josephian, présidente de la section locale 18 de London, en Ontario, a été élue suppléante.

Avant de commencer à présenter mon rapport, je tiens à prendre le temps de reconnaître deux présidentes de section locale décédées en 2021 et 2022.  Vanessa Buck, présidente de la section locale 16 et VPR suppléante de l’Ontario, et Deanne Gosselin, présidente de la section locale 18 de London. Vanessa et Deanne me manqueront ainsi qu’à tous les membres qu’elles représentaient.

Les membres de l’Ontario sont devenus tout à fait apathiques à l‘égard du syndicat, et je ne sais pas si c’est parce qu’ils éprouvent des difficultés en milieu de travail et n’ont pas l’énergie de participer à d’autres activités ou parce qu’ils trouvent que l’implication dans leur syndicat compromettrait leur avancement à ACC. C’est très inquiétant et il devient difficile de doter les postes vacants au sein des exécutifs des sections locales.

Depuis quelques mois, j’ai dû tenir des élections générales ou partielles dans 4 sections locales. Les AGA commenceront bientôt et nous tiendront occupés pendant quelques mois. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas été occupée jusqu’à présent.

Les membres en exigent de plus en plus de nous et certains sont incapables d’essuyer un refus. La plupart des problèmes qui se posent en Ontario ont trait au rejet des demandes de congé 699 et quelques-uns ont trait au rejet de demandes d’adaptation religieuse relativement à la vaccination. Ce sont des situations complexes qui ont dû être traitées avec tact et discrétion.

Voici un bref résumé de certains des dossiers dont je me suis occupée.

Comité des droits de la personne

La VPR du Québec et moi faisons partie de ce comité et avons tenu des réunions bimensuelles pour préparer le bulletin de nouvelles et traiter d’autres questions intéressant les membres. Nous avons annoncé la gagnante du concours de logo de l’année dernière et distribué notre bulletin le plus récent. Le prochain bulletin portera le logo.

Comité des règlements

Nous tenons des réunions périodiques pour examiner les règlements afin de nous assurer qu’ils soient conformes aux Statuts et que leurs dispositions soient exemptes de préjugés.

Comité des finances

Ce comité n’a pas tenu de réunion depuis le congrès.

CAE

Je remplis les fonctions de ce poste depuis le congrès et j’ai assisté à une réunion du CCNDI. Le champion de la diversité et de l’inclusion d’ACC a pris sa retraite pendant cette période, et nous attendons qu’un nouveau champion soit nommé. La prochaine réunion doit avoir lieu en mars 2022.

Comité d’accès à l’égalité

Ce comité a été créé selon une résolution adoptée pendant le congrès et il a engagé des discussions. Malheureusement, les instructions données à la coordinatrice n’étaient pas claires et il s’ensuit que le comité a dû reprendre ses discussions depuis le début.

CCPS du BSJP

Ce comité tient des réunions bimestrielles et traite de questions relatives au BSJP.

CCPS locaux

J’ai assisté à quelques réunions de ces comités et je prévois y assister trimestriellement afin de m’assurer que le mandat des CCPS soit respecté et que les exécutifs des sections locales abordent les problèmes et les préoccupations courants des membres qu’ils représentent.

Réunions avec les président(e)s des sections locales

J’au tenu des réunions mensuelles avec les président(e)s des sections locales. Toutefois, pendant le mandat en cours, je tiendrai des réunions bimestrielles avec les exécutifs des sections locales, dès que les AGA auront eu lieu et que les nouveaux membres des exécutifs auront été assermentés.

Formation à l’intention des sections locales

J‘ai pris les dispositions nécessaires pour que toutes les sections locales reçoivent une formation de l’AFPC, et trois sessions ont eu lieu jusqu’à présent. J’organiserai d’autres sessions au cours des prochains mois.

Travail auprès des membres

  • Consulter les exécutifs des sections locales au sujet de la préparation et de la présentation de griefs.
  • Répondre à des appels de membres sur différentes questions telles que l’obligation d’adaptation, les congés 699, la rémunération des heures supplémentaires, les charges de travail, les conflits entre membres, etc.
  • Présenter des griefs au 2e palier (3 jusqu’à présent)
  • Préparer des dossiers à soumettre à l’arbitrage
  • Aider les membres à présenter des demandes de prestations d’invalidité et les renvoyer à l’AFPC pour qu’ils obtiennent une aide supplémentaire
  • Aider les membres à établir leur documentation d’appel à la CSPAAT
  • Faire des recherches dans la jurisprudence et d’autres documents pour aider à la préparation de griefs
  • Aider les membres à présenter des demandes de réinstallation et de télétravail à long terme.

J’ai été occupée et, pour être tout à fait franche, cela a parfois été très frustrant car les membres semblent vouloir se défouler sur moi. On jure après moi, j’entends des membres pleurer au téléphone, et certains exigent que je travaille avec la direction pour obtenir les résultats qu’ils veulent.

En toute solidarité,
La vice-présidente régionale de l’Ontario,
Zarina Khan

Rapport de la vice-présidente régional du Québec

Je présente le rapport sur mes activités de septembre 2021 à février 2022.

Nous avons tous effectué du télétravail depuis le début de la pandémie et toutes les inquiétudes que l’employeur aurait pu avoir en matière de productivité sont désormais sans importance puisque les employés ont prouvé que le télétravail était possible. Je ne pense pas que nous aurions pu prédire que vivre avec la COVID serait la nouvelle « normalité ». Notre résilience nous a permis de nous adapter et d’aller de l’avant dans nos vies professionnelles et personnelles. 

Malheureusement, cette résilience a un prix : notre santé mentale. Nous avons tous connu des hauts et des bas, mais nous constatons une augmentation de l’absentéisme chez les employés en raison de leur santé mentale. L’augmentation de la charge de travail, le manque de soutien, les changements constants dans l’organisation et l’ajout des défis de la vie personnelle à l’équation en font une charge excessive à porter. Les facteurs de stress et les symptômes que les gens ressentent sont exacerbés par la pandémie. 

L’Exécutif national fait de la santé mentale de nos membres une priorité, non seulement pour ceux qui se sont déclarés comme rencontrant des difficultés à faire face à la situation, mais aussi pour ceux qui supportent silencieusement les heures supplémentaires générées par le manque de ressources et les absences imprévues. L’Exécutif national travaille en collaboration avec l’employeur sur la santé mentale des employés afin d’atténuer les effets négatifs et de promouvoir la conciliation travail-vie privée. Les discussions et les initiatives sont nombreuses, mais les résultats tardent à venir. Nos membres se sentent fatigués, impuissants, pris au piège, et leur satisfaction et leur sentiment d’accomplissement ont diminué.

Je trouve que certains cadres supérieurs, directeurs et gestionnaires ne reconnaissent pas, n’apprécient pas ou ne valorisent pas le travail du syndicat. Par conséquent, nous recevons très peu de soutien en ce qui concerne notre propre santé mentale. Je parle en particulier de nos exécutifs de section locale et de nos délégués syndicaux qui ont la même charge de travail que leurs collègues en plus d’aider les membres à résoudre des problèmes sur le lieu de travail et de remplir des fonctions syndicales.

Nous devons sensibiliser l’employeur au fait que les dirigeants locaux sont avant tout des employés et ne pas oublier qu’ils sont également assujettis à différents facteurs de stress qui peuvent affecter leur santé mentale.

Les sections locales syndicales apportent un soutien aux gestionnaires en étant une ressource pour les employés. Elles répondent aux questions concernant les procédures, la dotation en personnel, les ressources humaines, la rémunération, les congés, les mesures d’adaptation, sont à l’écoute des préoccupations, prodiguent des conseils sur la façon de gérer les situations, encouragent les membres à discuter de leurs problèmes et de leurs préoccupations avec leurs gestionnaires, et la liste est sans fin.

La plupart des consultations du Syndicat avec le personnel ne finissent pas sur le bureau des gestionnaires, ce qui leur permet de se concentrer sur d’autres tâches.

Ces « bénévoles » syndicaux consacrent leur temps et leur énergie à aider les autres dans l’espoir de faire une différence.   Ils méritent la reconnaissance de l’employeur et des membres qu’ils servent.

J’ai travaillé en étroite collaboration avec les sections locales du Québec en leur apportant mon soutien. J’ai accepté des tâches des sections locales pour alléger une partie de la charge de travail tout en continuant à les encadrer et à les accompagner dans des dossiers et des situations spécifiques. La région du Québec a la chance d’avoir d’excellentes personnes à la présidence des sections locales, qui ont toujours à cœur les intérêts des membres et qui valorisent une bonne communication avec l’employeur afin de promouvoir un bon milieu de travail, peu importe nos différences.

J’aimerais profiter de cette occasion pour remercier la présidente et le président des sections locales du Québec pour leur travail acharné et leur engagement envers leurs équipes et leurs membres.   Merci pour le travail essentiel que vous accomplissez.

J’ai eu des consultations avec des gestionnaires sur divers sujets, qu’il s’agisse d’idées sur la répartition de la charge de travail, du changement de la culture de bureau ou de la promotion d’un environnement de travail positif.   J’ai approché les six directeurs de notre région responsables de nos membres pour qu’ils nous permettent d’offrir une activité à tous nos membres en espérant un effet positif sur leur bien-être. Les directeurs ont accordé une heure et demie pendant les heures de travail aux sections locales du Québec pour organiser une activité spéciale entièrement parrainée par les sections locales 10007 et 10042. Le syndicat a eu le plaisir d’organiser une conférence avec l’athlète paralympique canadienne championne, Mme Chantal Petitclerc. Son histoire en est une de détermination, de persévérance et d’attitude positive. Les membres, les gestionnaires et les directeurs ont bien apprécié l’activité. Merci à Simon Renaud, président de la section locale 10007, d’avoir organisé cet événement incroyable.

Nous reconnaissons que les employés sont fatigués, et nous les encourageons à participer autant que possible aux activités proposées par les comités de santé et de bien-être. Beaucoup d’entre eux nous disent qu’ils ont du mal à prendre le temps parce qu’ils ont trop de travail et qu’en participant, ils ne font que penser à tout ce qu’ils doivent faire. Malheureusement, l’intention est bonne, mais la réalité de l’environnement de travail fait qu’une minorité profite de ces activités. Encore une fois, la charge de travail excessive est le problème et elle doit être traitée par l’employeur. Cela dit, les employés doivent profiter de ce qui leur est offert pour améliorer leur propre santé mentale.

Au cours des derniers mois, le nombre de consultations a augmenté. Auparavant, la plupart des interventions concernaient des questions liées à la COVID, mais maintenant que nous pratiquons le télétravail depuis près de deux ans, les consultations sont plutôt d’ordre personnel.

Nous pouvons constater que l’augmentation de la charge de travail a eu un impact direct sur la santé mentale du personnel. L’épuisement émotionnel et la lassitude mentale qu’ils ressentent les minent et les rendent incapables de fonctionner au travail, ce qui affecte d’autres aspects de leur vie. Lorsque je parle aux membres, je peux sentir leur détresse et ce sentiment de désespoir, car ils ne voient pas la lumière au bout du tunnel. Cela contribue au problème de maintien en poste auquel le ministère est exposé.

Il n’est pas étonnant que nous assistions à une augmentation des discussions et des interventions liées à l’obligation d’adaptation pour cause de santé mentale. 

Autres activités

J’ai travaillé avec l’agent national des relations de travail sur le grief des agents des services d’Anciens Combattants renvoyé à l’arbitrage par l’AFPC. Nous attendons toujours une réponse.

Je me suis aussi investie dans le Comité de consultation syndical-patronal (CCSP) pour soutenir la région du Québec.

Je consulte régulièrement les cadres et les membres des sections locales; j’effectue des recherches et je fournis de l’information, j’effectue du mentorat, je facilite les consultations et je participe à des réunions avec l’employeur au besoin. 

Je conseille les dirigeants des sections locales sur la préparation et la présentation des griefs.

J’ai préparé et présenté des griefs aux 3 paliers de la procédure de règlement des griefs portant sur le harcèlement, la discrimination, les descriptions de poste et la rémunération d’intérim.

J’ai travaillé sur deux griefs portant sur la discrimination que j’ai présentés aux trois paliers de la procédure de règlement des griefs. Les deux griefs ont été soumis à l’arbitrage; l’un a été réglé et nous attendons une réponse pour le second.

J’attends actuellement une date pour présenter, au troisième palier, le grief collectif des agents du programme de prestations de retraite WP-02.

J’ai assisté aux réunions régulières des dirigeantes nationales et dirigeants nationaux.

Je consulte les gestionnaires, les ressources humaines et les services de rémunération lorsque cela est nécessaire pour répondre à des questions ou pour un dossier spécifique.

Formation\Webinaires\Conférences

J’ai participé au dix-huitième congrès triennal du SEAC qui s’est tenu en septembre 2021. J’ai été réélu VPR, Québec pour un nouveau mandat de 2 ans.

J’ai assisté à différents webinaires liés à la santé mentale :

  • Prévention de la violence en milieu de travail de compétence fédérale et amendements au projet de loi C‑65;

  • Leadership syndical éclairé sur les traumatismes : formation spécifique au SEAC/VAC;

  • Organisation du travail et santé mentale, 2 jours.

J’ai participé à des webinaires avec l’AFPC-Québec :

  • Démystifier le processus de règlement des griefs du CNM;
  • Conférence régionale sur la santé et la sécurité (2 jours);
  • Conférence nationale sur l’équité de l’AFPC (6 jours);
  • Naviguer dans le milieu de travail postpandémique;
  • Jurisprudence relative à l’impact de la pandémie sur le milieu de travail.

Je siège au

  • Comité des droits de la personne du SEAC ; réunions régulières, rédaction de contenu pour le bulletin d’information et consultations sur des questions liées aux droits de la personne;
  • Comité d’action politique du SEAC, participation à des réunions et à des consultations sur des questions connexes;
  • Je représente le SEAC au sein du groupe de discussion du PSRAP; je fournis des commentaires.

Ce ne sont là que quelques-unes de mes nombreuses autres activités. Je lis également tout ce qui est pertinent ou transférable à ce que je fais pour être une dirigeante forte et une personne-ressource pour l’équipe nationale, locale et nos membres. Je vais conclure mon rapport par cette citation d’un article que j’ai lu sur les 5 piliers de la résilience : la conscientisation de soi, la prise de conscience, le soin de soi, les relations positives et le but.

En renforçant ces piliers, nous devenons à notre tour plus résilients. Au lieu de subir une spirale descendante accablante lorsque nous sommes exposés au stress dans notre vie, ces cinq piliers travaillent ensemble pour nous sortir du chaos que nous ressentons . [traduction]

www.feelinggoodmn.org

En toute solidarité,
La vice-présidente régionale du Québec,
Rosa Martin

Rapport du vice-président régional de l’Atlantique – avril 2022

Quiconque a déjà fait un long voyage avec des enfants (ou des personnes impatientes) redoute sans cesse d’entendre la satanée question : « Est-ce qu’on arrive bientôt? ». Elle peut être posée n’importe quand au cours du voyage, une seule fois ou toutes les 30 secondes, et elle est souvent suivie d’une longue litanie de plaintes ou de gémissements. En ce début de la troisième année de pandémie de COVID, la planète entière s’est souvent demandé si on arrivait à la fin bientôt. Nous avons été doublement vaccinés, nous avons reçu une dose de rappel, nous avons respecté la distanciation, porté des masques, été confinés et avons subi des tests. Nous avons appris l’alphabet grec et nous en savons plus au sujet de la dénomination des variants que nos professeurs de biologie du secondaire ne l’auraient cru possible. Nous avons passé des étés ennuyeux et des hivers qui semblaient interminables. Et pendant tout ce temps, nous nous sommes demandés si nous arriverions bientôt au bout de nos peines.

Je crois que c’est au printemps de 2022 que nous arriverons enfin à notre destination post-COVID. Nous cesserons de porter des masques. Nous pourrons de nouveau embrasser des personnes de l’extérieur de notre bulle. Nous pourrons aller en boîte et danser. Mais nous pourrons aussi réintégrer nos bureaux. Nous pourrons nous asseoir à côté de collègues. Nous pourrons tenir des rencontres en personne avec des clientes et clients.

J’y réfléchis beaucoup dernièrement, et à ce que cela comportera non seulement pour nos membres de l’Atlantique mais aussi pour ceux de tout le Ministère. J’ai toujours dit que la COVID-19 avait provoqué bon nombre de changements positifs – elle a obligé ACC à porter enfin notre réseau à un niveau fiable, éliminé bon nombre de procédures inutiles fondées sur la tradition plutôt que sur les besoins et révélé que les fonctions de presque tous les emplois d’ACC pouvaient être remplies à distance – mais elle a aussi eu une foule de conséquences négatives, la crise de la santé mentale qui y est associée n’en étant qu’une. C’est une pandémie de troubles de santé mentale que nous vivrons encore pendant des années, sinon des décennies. Et c’est sur la crise de la santé mentale que notre syndicat doit mettre l’accent s’il veut bien représenter ses membres et ne pas être écrasé sous une montagne de griefs visant des « mesures disciplinaires ».

Cependant, nous vivons dans un monde qui tourne sans cesse, parfois un peu trop vite. Depuis que j’ai écrit les mots précédents, il y a moins d’une semaine, nous sommes passés de l’espoir d’une fin de la COVID à une invasion illégale et immorale de l’Ukraine par la fédération de Russie. Nous risquons quotidiennement de voir le conflit déborder dans les pays voisins membres de l’OTAN et nous plonger dans une nouvelle guerre mondiale. Pareille calamité aurait des répercussions massives sur notre pays et notre Ministère – une guerre de cette envergure obligerait nos membres à traiter un nombre massif de demandes de prestations d’invalidité et de décès et causerait un cauchemar physique et psychologique à l’échelle mondiale. 

Champion de la santé mentale

À titre de champion de la santé mentale du SEAC, j’ai été très occupé depuis notre congrès. Je suis heureux d’annoncer que j’ai d’excellentes relations avec Jill Turner, conseillère en RH du Ministère chargée de la santé mentale. Jill et moi tenons des réunions mensuelles programmées pour nous tenir l’un l’autre au courant des projets en santé mentale auxquels nous participons séparément ou ensemble. Les projets conjoints comprennent les suivants :

  1. Comité mixte du Conseil du Trésor et de l’AFPC sur les mécanismes de soutien en santé mentale

Au cours du tour de négociation le plus récent, l’AFPC et le CT ont signé un protocole d’entente (Convention PA, annexe R, page 164 en anglais et 174 en français) qui reconnaît que certains membres du groupe PA travaillant pour certains ministères risquent beaucoup plus que les autres d’être exposés à des traumatismes. ACC est l’un de ces ministères. Le Comité a été chargé 1) de déterminer les postes comportant des risques d’exposition à des traumatismes et 2) de répertorier les mécanismes de soutien du ministère en santé mentale, qu’il s’agisse de programmes de formation ou de pratiques ou politiques opérationnelles. Pour nous aider à ces fins, nous avons créé un sous-comité mixte d’ACC sur la santé mentale qui comprend des personnes représentant SEAC et un gestionnaire de chaque Direction.

Bien que certains postes comportent de toute évidence un risque d’exposition à des traumatismes (ceux des gestionnaires de cas, par exemple), notre étude en a révélé d’autres où le risque est moins évident (p. ex., ceux des conseillères ou conseillers de l’AIPRP). Jusqu’à présent, nous avons relevé 96 titres de postes d’ACC qui comportent au moins un certain risque d’exposition à des traumatismes – soit beaucoup plus que nous ne l’aurions cru!

Nous répertorions les ressources en santé mentale des différentes Directions et Divisions du Ministère. Nous les évaluons pour déterminer si elles sont destinées à servir à la prévention, à l’intervention en cas d’incident ou au soutien à long terme et pour recueillir une douzaine d’autres points de données exigées par le comité national.

Jill et moi avons convenu que le travail de notre comité ne portera pas uniquement sur les données exigées par le comité national. Nous prévoyons collaborer avec le Centre d’expertise pour la santé mentale en milieu de travail à l’établissement d’un outil d’évaluation des risques pour la santé mentale permettant de quantifier le risque d’exposition à des traumatismes que comporte chacun des 96 postes relevés. De plus, nous emploierons notre liste des mécanismes de soutien pour procéder à une analyse des lacunes afin de déterminer les secteurs où les ressources sont insuffisantes.  

  • Leadership informé sur les traumatismes

En juin 2021, des personnes représentant le SEAC et ACC ont suivi un cours intitulé Leadership informé sur les traumatismes. Les retours ont été mitigés. Malgré cela, la formation a eu bon nombre de résultats positifs. En décembre 2021, les DEN du SEAC ont suivi un deuxième cours, placé sous le thème du « Leadership syndical informé sur les traumatismes » et donné par un autre fournisseur. Celui-ci était une personne ayant travaillé à ACC en tant que gestionnaire de cas avant de passer au secteur privé, et il a pu adapter le cours aux réalités d’ACC et du travail du SEAC. En janvier 2021, Jill et plusieurs membres du personnel des RH d’ACC avaient suivi un cours d’initiation aux approches tenant compte des traumatismes donné par le Centre canadien d’innovation pour la santé mentale en milieu de travail (CCISMMT) que l’employeur a trouvé bien meilleur que le cours de juin 2021.

Jill et moi collaborons à l’établissement d’un programme à deux niveaux concernant le leadership informé sur les traumatismes à l’intention de tous les gestionnaires et les membres du personnel d’ACC. Le premier niveau sera le cours du CCISMMT destiné à donner des connaissances de base sur les traumatismes et la façon dont ils peuvent être causés par des événements survenant au travail ou se présenter en milieu de travail. Le deuxième niveau sera un cours propre à ACC qui sera axé sur les techniques de prévention et d’intervention et les meilleures pratiques. Nous espérons que ce programme de formation devienne un élément obligatoire de tous les plans d’apprentissage des gestionnaires et qu’il aide à faire passer l’accent de la discipline au soutien.

  • Priorités du SEAC en matière de santé mentale

En juin 2020, le SEAC a présenté à l’employeur une liste comprenant 25 actions recommandées divisées en 6 groupes selon l’ordre de priorité. Il s’agissait de répondre aux besoins en santé mentale les plus pressants du Ministère. Des progrès ont été réalisés à certains égards mais le Ministère n’a pas encore répondu officiellement à nos priorités. Depuis des mois, il répond à toutes nos demandes de renseignements qu’il attend les commentaires d’une direction ou d’une autre ou que sa réponse doit être examinée par un intervenant quelconque mais pas qu’elle a été confiée au sous-ministre pour qu’il y donne suite. Cela indique malheureusement le peu d’importance que le Ministère accorde à la santé mentale en milieu de travail. Même si des données recueillies au fil de plusieurs années indiquent un besoin critique d’action pressante à de nombreux égards ayant trait à la santé mentale, le Ministère préfère faire l’autruche et se comporter comme si tout allait bien. En ma qualité de champion de la santé mentale du SEAC, je continue à inciter le Ministère à toutes les occasions possibles à prendre des mesures pour faire de la santé mentale une priorité.

Cela étant dit, nous avons réalisé certains progrès. Le 1er avril 2022, la revendication prioritaire du SEAC visant l’élimination des limites de durée d’appel sera mise en œuvre dans tous les centres du RNCC d’ACC. Cela supprimera un facteur de stress du personnel du RNCC, lui donnant le temps nécessaire pour fournir les services de qualité dont nos vétérans ont besoin sans se sentir pressé de mettre fin à chaque appel dans un délai prescrit.

Formation et éducation du VPR

Depuis plusieurs années, je me sers du logiciel Rosetta Stone pour améliorer mes capacités en français. Pour être parfaitement honnête, je ne suis pas heureux des résultats. Bien que j’obtienne de bons résultats aux examens en ligne de compréhension de l’écrit et de l’oral (je pourrais obtenir des « A »), ma capacité d’écrire et de parler en français demeure exécrable. Un ami m’a recommandé de tenter d’apprendre quelques autres langues pour voir si le problème est linguistique ou individuel. Les résultats ont été étonnants. J’ai appris que j’ai énormément de difficulté à maîtriser les langues latines – français, espagnol italien, etc. Cependant, j’apprends très facilement les langues germaniques et cyrilliques. Si je n’ai jamais pu converser clairement en français, je suis heureux de regarder des documentaires en allemand ou d’enfin comprendre les paroles des chansons de mon groupe préféré de rock alternatif russe.

J’ai par ailleurs suivi le cours Indigenous Canada (Le Canada autochtone) offert par l’Université de l’Alberta (https://www.coursera.org/learn/indigenous-canada). Je le recommande fortement à tous en tant que moyen d’aider à décoloniser notre pays et notre syndicat comme nous-mêmes. Il s’agit d’un programme d’apprentissage en ligne selon un rythme personnel qui comprend 12 modules et qui porte sur l’histoire, la culture, l’art et les traumatismes de nos voisins autochtones. Il raconte sans préjugés et sans crainte la vraie histoire du Canada.  

Représentation des membres et problèmes régionaux

Je traite actuellement de 6 cas actifs, dont 4 sont des dossiers dont je m’occupe depuis de nombreuses années. Heureusement, dans la région de l’Atlantique, nous avons de bonnes relations avec la direction et nous sommes en mesure de régler la plupart des problèmes avant qu’ils empirent et fassent l’objet d’un grief officiel.

Malheureusement, les relations avec certains membres de la direction supérieure, et particulièrement la directrice régionale, Opérations en région (DGOR), ne sont pas aussi cordiales. Notre Élément a mis 2 années à programmer une autre réunion du CCPS des Opérations en région. Moins de 48 heures avant la date prévue de cette réunion, la DGOR a annoncé au syndicat qu’elle modifiait unilatéralement la composition du CCPS et qu’elle n’inviterait pas les directrices et directeurs régionaux (DR) à participer à la réunion. Cela va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la loi, mais ce n’est pas du tout étonnant. Au cours de notre réunion d’il y a 2 ans, quand j’ai posé une question directement aux DR, la DGOR a refusé de les laisser répondre. Au cours de cette réunion, la DGOR a fait fi de nos préoccupations, allant même jusqu’à dire que le syndicat avait tort, que le Ministère n’était pas obligé de consulter le syndicat au sujet de décisions opérationnelles et qu’il ne reviendrait pas sur sa décision. En tant que VPR représentant les membres de plusieurs bureaux régionaux très occupés, je trouve déconcertant que la DGOR méprise complètement l’inquiétude du syndicat et, par le fait même, les membres des Opérations en région que nous représentons.

J’ai trouvé très inquiétante la décision de la DGOR de confier le travail de membres du SEAC à des membres de l’IPFPC sous prétexte de « rationaliser » la charge de travail. Le travail en question a trait à l’évaluation et à l’administration de prestations spéciales versées en vertu de la Loi sur la pension. En raison de la décision de la DGOR, plutôt que d’engager davantage de membres du SEAC pour assumer la charge de travail, on a confié le travail aux agentes régionales et agents régionaux des soins infirmiers, qui donneront le travail d’évaluation à contrat. Je m’oppose tout à fait à toute décision donnant lieu à la sous-traitance de travail des membres du syndicat. Malheureusement, la DGOR semble parfaitement heureuse de donner du travail en sous-traitance afin de régler des problèmes de dotation en personnel et de charge de travail.  

Conclusion Le travail du syndicat n’est jamais facile ou amusant. J’ai toujours dit que le syndicat le plus efficace est celui qui finit par n’avoir rien à faire. Malheureusement, nous n’y sommes pas encore arrivés. Mon équipe du Canada atlantique est excellente. Les membres des exécutifs des sections locales de la région sont très engagés et dévoués envers les membres qu’ils représentent. Cependant, il reste beaucoup de travail à accomplir. Et à mesure que la situation évolue, au sein du Ministère comme dans le monde entier, la tâche semble parfois augmenter plus rapidement que notre capacité de l’accomplir. Cette semaine, j’ai relu le célèbre poème de William Butler Yeats intitulé « La seconde venue » (https://schabrieres.wordpress.com/2008/10/06/wb-yeats-la-seconde-venue-the-second-coming-1919/). Il comprend une phrase qui m’a toujours glacé le sang : Les meilleurs ne croient plus à rien, les pires se gonflent de l’ardeur des passions mauvaises. Les deux dernières années que nous venons de vivre ont révélé ce que nous avons de meilleur et de pire. Il arrive que tout semble se disloquer. L’anarchie semble se déchaîner sur le monde de plus en plus souvent. Mais je garde espoir. Tant que nous nous serrerons les coudes pour aider les personnes qui ont besoin de nous, nous pourrons travailler ensemble à l’amélioration de notre lieu de travail, de notre communauté et de notre monde, non seulement dans notre propre intérêt ou dans celui de nos collègues mais encore dans l’intérêt de tous, avec équité et justice pour tous.

En toute solidarité,
Le vice-président régional de l’Atlantique,
Edwin MacDonald